Les jeunes diplômés de 2010 ont mieux réussi à s'insérer sur le marché du travail que leurs alter ego des deux promotions antérieures.
Au printemps 2011, soit huit mois après l'obtention de leur diplôme, un peu plus de sept jeunes sur dix étaient en effet en emploi. Soit sept points de plus que pour les diplômés de 2009. Au total, seuls 24 % d'entre eux étaient encore à la recherche de leur premier emploi avant l'été.
Recul de la précarité
Les jeunes ingénieurs sont, sans surprise, ceux qui ont le plus bénéficié de ce regain bienvenu. Près de huit sur dix étaient en emploi, soit une progression de 14 points par rapport à la promotion précédente. Les diplômés d'école de commerce et de gestion sont à peine moins bien lotis avec un taux d'emploi, lui aussi en forte hausse (+ 11 points), de 76 %. Seuls les jeunes universitaires sont distancés avec «seulement» 65 % en emploi (+ 6 points) et surtout trois sur dix étaient alors encore à la recherche de leur premier job.
La très grande majorité (81 %) de ceux ayant déjà accédé à un premier emploi l'occupait encore au printemps, après avoir cherché pendant en moyenne deux mois, contre quatre l'année précédente. 13 % avaient déjà changé d'employeurs et 6 % basculé au chômage à la fin de leur première expérience professionnelle. Côté secteur , une présence majoritaire dans l'enseignement, la formation, la santé ou l'action sociale, la banque et les assurances, ou encore les activités informatiques.
L'industrie, quant à elle, recrute encore un jeune diplômé sur quatre, principalement dans l'automobile, l'agroalimentaire ou la pharmacie.
La proportion d'emploi en CDI, qui avait chuté en 2010, a retrouvé son niveau de 2009, à 54 % des contrats occupés. Quant aux rémunérations d'embauche, elles sont aussi reparties à la hausse, à 27.700 euros brut par an en moyenne, soit respectivement 400 et 700 euros de plus que les deux années précédentes. L'augmentation est particulièrement significative pour les jeunes diplômés d'école de commerce (+ 2700 euros en un an) à l'inverse des universitaires dont le revenu annuel moyen a chuté de 800 euros par rapport à 2009.
Au final, plus de neuf jeunes diplômés sur dix se disaient au printemps «satisfaits» de leur emploi, un niveau là encore en hausse par rapport aux années de crise.
