Parallèlement au WEF, la cérémonie des Public Eye Awards organisée par l'ONG suisse la a remis les "prix de la honte" - le "Global Award" pour les multinationales, le "Swiss award" et le prix du public "People's Award" , ainsi qu'une nouveau prix , le "Greenwash Award", attribué à une institution publique ou privée qui récompense des entreprises « pourtant connues pour leurs agissements néfastes ». L'entreprise Roche a obtenu cette année les deux premiers prix, les ONG ayant voulu dénoncer les pratiques du laboratoire suisse en Chine, où elle est accusée de pratiquer des tests pour un médicament sur plus de 300 organes sans dire d'où ils proviennent. « Environ 90% des organes transplantés dans ce pays sont issus de détenus condamnés à mort, » selon les ONG.
Suez GDF est arrivé en deuxième position pour le prix du public, pour sa responsabilité dans le consortium de construction du barrage de Jirau sur la rivière Madeira, en Amazonie brésilienne, un projet que les ONG dénoncent pour ses "conséquences sociales et environnementales".
Le « Global Award » a été décerné à la Royal Bank of Canada pour son rôle de principal financier des producteurs de pétrole à partir des sables bitumineux. Ces entreprises exploitent " le pétrole brut le plus sale du monde dans la province canadienne de l'Alberta sur une superficie plus grande que la Suisse et l'Autriche réunies" indiquent les ONG.
Enfin, le "Greenwash Award" a été inauguré par une attribution au "CEO Water Mandate" de l'ONU, qui réunit entreprises, ONG et agences onusiennes dans un groupe de travail sur la gestion durable l'eau. Pour les ONG, le CEO Water mandate « est l'exemple même du rôle ambigu des organisations internationales qui permettent aux entreprises de s'acheter une bonne réputation ». « Des groupes comme Nestlé, Coca Cola ou Dow Chemical font partie de ce "club" et prétendent lutter contre la crise de l'eau, mais poursuivent en réalité leur politique de privatisation de l'eau sans tenir compte des normes écologiques et sociales", dénoncent les ONG.