Une majorité des employés et cadres intermédiaires font le métier qu'ils ont souhaité et se déclarent épanouis au travail. 50 % des personnes interrogées par Net-Iris affirment pratiquer « complètement » (20 %) ou « pratiquement » (30 %) le métier de leurs attentes. Parmi les employés, la raison qui les a poussés à accepter leur poste est assez partagée. Dans 33 % des cas, il correspond à un plan de carrière. 30 % ont postulé pour un poste qui leur plaisait mais 28 % ont accepté car c'était le seul emploi qui se présentait.
De leur coté, 72 % des dirigeants interrogés par Top Management France considèrent que leurs employés aiment leurs emplois et que c'est la raison qui les a poussés à accepter leur recrutement. Autre surprise. Les employés et cadres intermédiaires sont 57 % à s'épanouir « complètement » (13 %) ou « la plupart du temps » (44 %) dans leur travail.
C'est ce qu'indique deux enquêtes réalisées par SHL France deux partenaires: Top Management France, un annuaire des dirigeants français, et Net-Iris, un portail d'information juridique.
64 % des dirigeants indiquent s'épanouir à leur poste.
La base et la tête de l'entreprise ne sont pas d'accord sur l'encadrement et l'investissement. Par contre près d'un employé ou cadre intermédiaire sur deux, indique que le management est « parfois », « peu » ou « pas » à l'écoute. Ils sont 60 % à indiquer que leur entreprise est « un peu », « pas » ou « pas du tout » investis dans leur épanouissement personnel.
Cet avis est partiellement partagé par le management. En effet, 61 % se considèrent à l'écoute et 49 % pensent s'investir dans le développement de leurs employés contre 2.6 % qui se savent peu investi.
Seulement 33 % des employés et cadres affirment que la crise financière n'a pas eu d'impact sur leurs attentes. En revanche ils sont 24 % à rechercher une stabilité dans leur entreprise et 26 % tentent de plus en plus de concilier vie privée et vie professionnelle. 24 % sont eux à la recherche d'une entreprise qui partage leurs valeurs.
Du point de vue des dirigeants, ils sont 54 % à penser que leurs employés recherchent la stabilité dans l'entreprise, et 13 % à penser qu'il n'y a pas eu d'impact lié à la crise sur leurs attentes.
Lorsque la situation économique sera meilleure, 56 % des employés pensent chercher un nouveau poste. Avis partagé par le management. En effet, 53 % des dirigeants estiment que leurs cadres vont partir une fois que la crise finie.
Actuellement, l'argument majeur qui pousserait un employé à quitter son entreprise est la promesse d'une meilleure rémunération (48 %). Viennent ensuite le désire d'un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée (36 %). La volonté d'entreprendre pousserait, elle, 31 % des employés à quitter leur emploi. Quant à eux, les dirigeants pensent que le salaire et le statut social (la promotion) seraient les raisons principales d'un départ de l'entreprise (63 %).