Les entreprises de plus de 20 salariés ont effectivement l'obligation d'employer un quota de 6% de travailleurs handicapés sous peine de payer une contribution à l'Agefiph, équivalent à 1.500 fois le smic. Le meilleur indicateur est donc le montant de cette collecte. Depuis la mise en place de la loi, il ne cesse de diminuer de 606 millions d'euros en 2006 à 480 millions en 2011. Cela signifie que de plus en plus de
Très peu embauchent. Beaucoup se contentent de mettre en place des mécanismes de reconnaissance du handicap en interne. En effet, seuls 15% des travailleurs handicapés souffrent d'un handicap de naissance. Autre bémol : la seule signature d'un accord en faveur de l'emploi des handicapés permet à un groupe et ses filiales d'échapper à la cotisation de l'Agefiph durant 3 ans. Et ce, même si celui-ci n'est pas suivi d'effets. Selon la loi, les entreprises dites à « quota zéro » ont, elles, jusqu'au 31 décembre 2011 pour entreprendre au moins une action en faveur de l'emploi des travailleurs handicapés avant de voir leur contribution tripler...
Au total, plus de 273.000 handicapés étaient sans emploi fin juin. Ce public est souvent âgé et peu diplômé. Ainsi, 37% ont plus de 50 ans contre 17% pour le reste de la population. Seul un quart dispose d'un niveau scolaire supérieur au bac. Ils sont donc particulièrement touchés par le chômage de longue durée : leur recherche d'emploi dure en moyenne 21 mois contre 14 mois pour les autres. Et ceux qui trouvent un job occupent souvent un emploi précaire. Sur les 62.000 demandeurs d'emploi placés par l'organisme spécialisé, Cap Emploi, seuls 27% ont décroché un CDI.
